La gestion participative

Comprendre

La gestion participative, ça fonctionne vraiment — et ce n’est pas juste une impression ! Des études (surtout dans le domaine de la santé mentale) ont montré que lorsqu’on on fait participer les personnes concernées dans les services qu’elles reçoivent, les services deviennent plus adaptés à la réalité. En clair, quand on écoute les personnes directement touchées, on comprend mieux leurs vrais besoins.

Bienfaits dans l’équipe de travail

Voici quelques bénéfices observés quand une équipe adopte un mode de gestion participatif :

  • Les gens restent plus longtemps dans l’équipe (ça réduit le roulement de personnel et ça aide à garder de la stabilité).
  • Ça permet aussi d’avoir une équipe compétente qui sait ce qu’elle fait.
  • Les personnes développent des compétences et deviennent plus « employables », c’est-à-dire mieux préparées à d’autres rôles ou emplois si besoin.
  • Moins d’absences au travail, car on se sent mieux dans l’environnement.
  • Un travail mieux fait dès le départ, donc plus efficace.
  • Des économies : en travaillant mieux ensemble, on évite des pertes de temps et de ressources.
  • Puisque les employé(e)s restent plus longtemps, on évite aussi d’avoir à constamment former à nouveau de nouveaux employé(e)s.

Le savoir collectif

La gestion participative ne fait pas que rendre les services plus adaptés : elle permet aussi le partage des savoirs.

Mais c’est quoi, exactement, les savoirs collectifs ? Ce sont toutes les connaissances que les membres d’un groupe peuvent s’apporter les un(e)s aux autres.

C’est une manière de partager l’expertise de chacun(e), que ce soit un savoir appris à l’école, un savoir tiré de son vécu, ou un savoir lié à son rôle dans la communauté.

C’est aussi une façon de démocratiser les connaissances, c’est-à-dire, les rendre accessibles à toutes et tous, peu importe le niveau d’étude ou l’expérience.

L’empowerement

La gestion participative, c’est une manière de repenser le pouvoir.

Au lieu de le concentrer entre quelques mains, on cherche à le redistribuer, à ce que chacun(e) puisse participer et se sentir légitime d’avoir son mot à dire.

En redistribuant ainsi le pouvoir, on développe aussi ce qu’on appelle l’empowerment.

L’empowerment, c’est le processus par lequel une personne, un groupe ou une communauté :

  • reprend du pouvoir sur sa vie ;
  • la personne conscientise le fait qu’elle peut agir sur sa vie développe sa capacité à faire des choix ;
  • peut agir sur son environnement.

Cette reprise de pouvoir s’accompagne également d’une augmentation de la confiance en soi et de l’estime personnelle.

L’empowerment peut se construire collectivement, dans un contexte soutenant, sécuritaire et inclusif.

Les enjeux en Gestion participative

  • Ça prend du temps !
    C’est vrai. La gestion participative, c’est plus long. Il faut nécessairement ralentir le rythme si l’on souhaite pouvoir intégrer tout le monde.
  • La résistance au changement
    Quand une organisation choisit de passer à la gestion participative, elle rencontre presque toujours de la résistance. C’est normal. Changer, ça peut faire peur, surtout quand on ne sait pas trop ce qui nous  attend.
  • Enjeux de compréhension
    Quand on est en comité ou en rencontre, c’est important de s’assurer que tout le monde comprend ce qui se passe.
  • Le flou des rôles : « Qui fait quoi, au juste ? »
    Quand on passe à la gestion participative, on sort des cadres traditionnels : fini les rôles très définis du genre « le boss décide », « les employé·es exécutent », « les membres reçoivent les services ».
  • Inégalités d’accès au pouvoir
    Même quand on ouvre les espaces de décision à tout le monde, ça ne veut pas dire que tout le monde s’y sent à l’aise.

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